« Aujourd’hui, tous les États du monde volent au secours d’Haïti, mais demain, que restera-t-il de cette mobilisation ? », s’interroge Georges Rosier-Coco, dont l’association Action positive est engagée depuis l’automne dans un projet « Arbre de vie », qui vise à planter dans l’île 142 millions d’arbres. Il y travaille avec l’ingénieur Jean Chavannes Jeune, Georges Coco-Rosier veut « nourrir la population haïtienne ». Photo Hervé Kielwasser
président en République haïtienne de l’Union pour le développement durable.

« Les nouvelles que j’ai reçues de Chavannes après le séisme sont alarmantes et désespérées », signale Georges Rosier-Coco.

 

L’Antillais qui a fait souche en Alsace voilà 30 ans rappelle qu’il a alerté les autorités sur l’état d’extrême pauvreté et que le ministre de l’Outre-mer, par exemple, lui a répondu en citant « d’autres priorités ». Si le tremblement de terre vient de propulser Haïti au premier rang des priorités, Rosier-Coco craint que son programme d’aide ne disparaisse à présent sous la masse des actions d’urgence qui se font concurrence. « Avec le projet Arbre de vie, nous souhaitons intervenir plus tard, d’ici à six mois, après que les ONG auront fait leur travail humanitaire. Après, il faudra bien reconstruire et nourrir la population haïtienne. Sans déviance, dans une totale transparence ».


En cheville avec l’Ircod, avec l’organisation Solidarité et Vie à Paris et en Haïti, avec le Rotary et d’autres associations en Alsace, Action positive veut travailler sur le long terme. L’objectif : faire parvenir des graines, des plants, de l’eau, du matériel par conteneurs en Haïti. « On n’enverra pas d’argent », promet Rosier-Coco qui lance un appel aux collectivités, aux entreprises, à la chambre d’Agriculture, aux bénévoles pour faire avancer sa campagne. « Il s’agit d’en faire une affaire alsacienne », dit-il en évoquant aussi les retombées que l’Alsace pourra en attendre par la suite.

 

Édition du Mercredi 20 janv. 2010 - www.lalsace.fr - Crédit photo : l'alsace - Hervé Kielwasser